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dav 12-09-2018 Article 1

Soi-même dans le futur est une autre personne

Deux courants se sont opposés historiquement, la nationalisation et la privatisation. Maintenant est venue la socialisation.

Nationalisation

Initialement le principe qui consiste à s'organiser sous forme de société humaine régie par des lois pour le plus grand bien de tous est un principe de mise en commun des biens et des ressources. Le but est tout simplement de produire une économie d'échelle, afin que dans la cité nul ne soit laissé pour compte. Si chacun s'entre-aide, chacun s'épargne une grande quantité d'énergie et gagne autant en confort, et en liberté.

Ainsi donc le principe de "nationalisation", procède d'une mise en commun des biens de production par un financement collectif, via les impôts, afin d'être proposés gratuitement ou parfois à prix très inférieurs au coût réel. On peut parler de nationalisation d'industries ou d'institutions quand auparavant elles étaient privées, mais beaucoup d'entre elles ne l'ont jamais été, car elles étaient considérées d'office comme un socle de l'organisation social. Ainsi il en va de l'éducation, de la santé, de l'énergie, des télécommunications, des transports, et dans une moindre mesure de l'alimentation, via des subventions.

Privatisation

Puis historiquement est arrivée la mouvance de la privatisation, avec le libéralisme, qui avait pour tâche de décentraliser les pouvoirs. On y voyait le socle pratique de la démocratie, et un moyen de se soustraire définitivement de l’inéluctablement sempiternelle tyrannie d'état. Ainsi dans l'imagine les services publics se sont vu attribuer une baisse de qualité, fomentée intellectuellement. Ainsi pendant quelques décennies était-il de coutume de les associer à une organisation fainéante et désorganisée, sans réelle motivation de faire que tout marche bien, et à des fonctionnaires trop gâtés qui n'avaient aucun souci à se faire pour leur avenir.

C'est ainsi que s'est présenté à la conscience collective l'esprit du capitalisme, en disant que la motivation serait plus rude, l'énergie plus forte, l'organisation plus stricte, la qualité bien meilleure si les employés devaient craindre pour leur vie quand ils font des fautes professionnelles.

Dans le même temps on a répandu des discours d'égoïsme, disant "Pourquoi devrais-je payer pour les autres ?", quand il s'agissait de payer des impôts pour financer des routes qu'on utilise pas, des transports dans d'autres villes, la santé pour des hypocondriaques, les services sociaux pour des fainéants qui ne veulent rien faire, et de fil en aiguille, pour à peu près "toute a misère du monde", jugée insupportable. Non pas qu'elle soit insupportable au sens où c'est vraiment très triste et douloureux, mais au sens où personne n'a envie de payer pour ça.

C'est cette société qui a détruit la nature et confisqué des richesses aux générations futures pour des profits futiles et démodables.

Socialisation

L'entrée dans l'ère de l'informatique a été riche d'enseignement et de nouvelles potentialités.

Premièrement (en ce qui me concerne) on a pu voir (par exemple) que si la gestion des trains était difficile et qu'il y avait des retards, c'est simplement la conséquence de la meilleure gestion possible d'un système complexe, qui ne peut être maintenu en bon fonctionnement qu'en anticipant les problèmes. Avoir réussi à faire cela avant l'arrivée de l'informatique devrait être reconnu comme une véritable œuvre du génie humain. Le fait est qu'avec la complexité viennent les pourcentages d'erreur. Aujourd'hui, pour seulement obtenir un plus faible pourcentage d'erreur il faut des algorithmes d'une puissance phénoménale, et des ingénieurs constamment aux aguets.

Deuxièmement en considérant l'existant comme un système, c'est à dire comme un réseau de composants qui fonctionnent ensemble, on observe comme les systèmes peuvent être concurrentiels, dès lors qu'ils ont des composants en commun (à savoir, les hommes). Le système qu'ils décident de servir se définit à grande échelle. L'exemple typique est celui du passage du chômage à l'emploi, où on se retrouve en situation de gagner autant en travaillant qu'en ne faisant rien, passant du système public au système privé, puisque soudain le loyer et les transports sont à charge, et qu'en plus il faut s'habiller et manger de façon onéreuse. Dans ce cas chacun des camps veut l'extermination de l'autre.

Comme je l'ai découvert en écrivant mon livre(*) l'essentiel de ce qui consiste, pour un système social, à assumer la satisfaction des besoins, relève du fait d'avoir une information fiable sur l'existant, à un moment "m". Meilleure est l'information sur l'état des lieux, les évolutions, les besoins, et les moyens potentiels qu'il suffit d'activer, meilleure est l'organisation sociale visant à satisfaire ces besoins, ou ces nécessités, ou ces urgences.

Il en découle une forme d'intelligence collective, qu'on peut constater par exemple autour des grand-projets-polluants, qui attirent toujours irrémédiablement des acteurs de la défense de l'environnement. Ceci est possible parce que les gens sont informés. A l'époque où ils ne l'étaient pas les industriels étaient bien plus tranquilles. Ils pouvaient utiliser des produits toxiques, des "colorants", transformer leurs produits pour les rendre plus économiques, et polluer les terres et les rivières sans se soucier de rien. Et si un local se plaignait, sa voix se fondait comme une corne de brume dans la brume.

Le problème de la centralisation ou la décentralisation des pouvoirs reste entier avec le capitalisme, puisqu'à nouveau il se retrouve en les mains d'une minorités, qui à la différence du système d'état n'ont pas été élus, mais seulement adoubés par leur succès dans le commerce. Ce ne sont pas des producteurs de richesses mais des consommateurs, ils ne font que se servir des besoins pour en tirer profit. De même les peuples envieux de ce capitalisme se positionnent-ils eux-mêmes comme des consommateurs inertes plutôt que des acteurs de leur qualité de vie.

La prise de conscience sociale est arrivée en observant une re-centralisation des pouvoirs épars, qui s'étaient divisés en nombreuses sous-catégories. C'est à dire que le peuple a prit conscience de sa responsabilité dans l'état désastreux du monde, tout en pointant du doigt tout ce qui leur avait été dissimulé pendant l'époque pré-informatique ; Ainsi que les industries qui fonctionnent encore selon ce modèle dans lequel "le secret" est une marque de fabrication prestigieuse, là où de nos jours le partage de connaissance est compris comme le plus grand facteur d'enrichissement collectif à long terme.

Ainsi l'industrie est remodelée par le succès remporté par une consommation qui devient responsable et de préférence profitable à des organisations de producteurs-sans-intermédiaires en lesquels on a une plus grande confiance. En même temps dans les secteurs plus communautaires comme les banques, l'énergie, et les industries ayant une influence, un rôle, et une responsabilité sociale, de plus en plus d'initiatives se présentent sous une forme coopérative dans laquelle les décisions sont faites en public.

Finalement entre l'intérêt général où l'identité se perd, et l'intérêt privé où l'individualisme prime, s'est forgé une conscience de ce qui profite le mieux à soi, est de servir les autres. L'humanité sortira de l'impasse dualiste entre capitalisme et communisme, entre privatisation et nationalisation, entre centralisation et décentralisation, en adoptant une mesure ternaire dans laquelle il s'agit de rendre opérable l'usage des attentes pour produire les résultats intelligents dont les conséquences bénéfiques sont objectivement vérifiables.

Comme je le dis souvent, ceux qui ne pensent pas aux autres oublient même de penser à eux-mêmes dans un futur proche, et ceux-là, il faut veiller sur eux comme sur des enfants indociles, de crainte qu'ils ne se portent préjudice à eux-mêmes. C'est ce que fait le système social du capitalisme actuel, ce sera la cause de sa chute, qu'on résumera en disant qu'en toute logique, faire ce qui ne marche pas conduit à la catastrophe.

C'est par émergence que les bienfaits ressentis au niveau individuel parviennent de l'environnement social qu'on se construit au fur et à mesure qu'on y contribue avec générosité, don de soi, et souci du bien-être d'autrui. En d'autres termes, si au lieu de se soucier de soi-même, chacun de souciait d'une dizaine d'autres personnes, l'ensemble de la société serait dix fois sécurisante.

Les principes de la socialisation des ressources et moyens de production est ce que le bon-sens offre de mieux comme perspective d'avenir, car là où les décisions seront mauvaises, une véritable conscience collective en tirera les leçons, faisant progresser chacun vers une meilleur compréhension des lois du monde dans lequel nous sommes immergés.

(*) La Société-Réseau